Le plan du site Le forum

La source de toute joie

(Conférence du 18 novembre 2008)

Dans la vie, nous connaissons de nombreuses joies : la joie de l’amour conjugal, la joie d’être en bonne santé, de porter de l’intérêt à certaines choses et celle d’avoir de bons amis. Mais nous découvrons que toute joie passe rapidement. De la plus petite à la plus grande, toutes disparaissent avec le temps. Rien de ce que nous touchons ne semble avoir la moindre permanence. Même le plus grand amour de notre vie s’étiole. Nous arrivons à nous demander : existe-t-il une éternelle source de joie ? Et alors, nous nous mettons à sa recherche.

La quête est phénomène extraordinairement décevant. N’étant pas satisfaits du présent, nous recherchons quelque chose au-delà du présent. C’est ce présent douloureux qui nous fait sonder le futur ou le passé. Nous ne cessons jamais de faire des recherches sur le contenu du présent, mais nous sommes toujours à la poursuite des rêves du futur, ou bien nous exhumons les plus riches et les meilleurs de nos souvenirs morts et nous leur rendons la vie. Nous nous accrochons à ce qui a été, ou bien nous le sacrifions à la lumière du lendemain, de sorte que le présent est escamoté, et n’est plus qu’un passage, une transition à dépasser au plus vite.

Qu’elle soit dans le passé ou dans le futur, nous voulons découvrir la source de la joie. Si l’on ne découvre pas cette source, on est pris à tout jamais dans la douleur du non permanent, du momentané.

Il est important de découvrir le sens du mot « recherche ». Car sinon nous risquons de provoquer des malentendus. Pourquoi ce besoin de découvrir, cette quête anxieuse pour trouver, cette compulsion qui nous pousse à aboutir ? Si nous pouvions en découvrir la raison et en percevoir les implications, nous pourrions peut-être comprendre le sens de cette recherche.

La raison qui nous y pousse est que nous voulons découvrir la source éternelle de toute joie, car toutes les joies que nous avons connues ont été passagères. Ce besoin de chercher est lié à la douleur de n’avoir rien qui dure. Nous voulons nous libérer de cette lancinante incertitude, et c’est normal. Quiconque a l’esprit un tant soit peu profond est sans doute en quête de cette joie éternelle. Elle peut revêtir différents noms, Dieu, la vérité, la béatitude, la liberté et bien d’autres, mais il s’agit pourtant bien de même chose.

Étant soumis aux douleurs du transitoire, l’esprit tend à chercher le permanent, quel que soit le nom qu’on lui donne. Et c’est ce désir ardent du permanent qui suscite le permanent, qui est le contraire de ce qui est. De sorte qu’il n’y a pas vraiment de recherche, mais simplement le désir de trouver la satisfaction réconfortante de la permanence. Lorsque l’esprit prend conscience du fait d’être dans un constant état de changement, il entreprend de créer le contraire de cet état, se faisant prendre ainsi dans le conflit de la dualité. Et ensuite, désireux d’échapper à ce conflit, il se met en quête d’au autre contraire. De sorte que l’esprit est limité aux rouages des contraires.

Prenant conscience de ce processus réactionnel de l’esprit, on se demande si on ne devrait pas cesser toute recherche.

Le fait de chercher nous permet-il de découvrir quelque chose de nouveau ? Le nouveau n’est pas le contraire de l’ancien, ce n’est pas non plus l’antithèse de ce qui est. Si le nouveau n’est que la projection de l’ancien, il n’est que la continuité modifiée de cet ancien. Toute récognition repose sur le passé et ce qui est reconnaissable n’est pas le nouveau. La recherche provient de la douleur du présent, de sorte que ce qui est recherché est du domaine du connu. Nous cherchons le réconfort et nous le trouverons sans nul doute, Mais cela aussi sera transitoire, car le besoin même de découvrir procède du non permanent. Tout désir de quelque chose, la joie, Dieu ou quoi que ce soit, est transitoire.

Puisque notre recherche résulte du désir et que tout désir est transitoire, notre recherche est donc parfaitement vaine.

Mais comment percevoir cette vérité ? Il n’y a pas de « comment », pas de méthode ni de recette. Aussi longtemps que l’esprit voudra arriver, obtenir, réussir, il sera en conflit. Le conflit est synonyme d’insatisfaction. Et seul l’esprit satisfait peut percevoir la vérité. La recherche est un produit du conflit, et lorsque le conflit cesse il n’est plus de raison de chercher. Et c’est alors la béatitude.

Il n’y a rien à chercher, rien à espérer, il n’y a pas d’idéal à poursuivre. On vit l’instant présent, on vit chaque action dans le présent. On est bien et la joie surgit, la joie incommensurable.

Krishnamurti.

La joie de l’instant présent.

Actuellement tout s’aligne pour de grands changements, des grandes transformations à tous les niveaux, économique, sociale, physique, énergétique, matériel et spirituel.

Pendant cette période, il nous est demandé de pratiquer davantage la joie dans l’instant présent, de trouver la légèreté.

Une nouvelle énergie de changement nous demandera de vivre avec plus de légèreté, sans soucis, sans tracas, et sans peurs.

L’énergie que débute actuellement fait apparaître des conflits de toutes natures, tels que monétaire, mondial, politique. Nous serons séparés en deux égrégores, en deux formes pensées. Nous pouvons faire partie de l’égrégore de pensée de peurs, de manques, de pertes, de perte de notre pouvoir d’achat, de notre pouvoir de nous nourrir, ou nous pouvons faire partie de l’égrégore de pensée de la puissance de la pensée où tout est vrai, tout est simple, tout est juste et tout est parfait dans l’instant présent dans la conscience de notre projet d’incarnation. Il y a un plan, et tout se déroule selon le plan.

C’est tout à fait assuré, que notre vie à la fin de l’année 2008 ainsi que les années 2009, 2010 et 2011 ne se vivront pas comme nous avions l’habitude de les vivre au point de vue monétaire, alimentaire, écologique et autres.

Nous avons la possibilité d’accéder déjà à un changement d’attitude, un changement de comportement, un changement de croyance, à la légèreté, à ne plus utiliser de temps et d’énergie à craindre ou à appréhender le futur. Nous pouvons dès maintenant, vivre dans l’instant présent. Depuis longtemps nous entendons parler de l’instant présent, voici le temps venu de le mettre en pratique.

C’est en pratiquant, consciemment de vivre dans l’instant présent, que nous pouvons nous alléger, vivre les situations dans l’instant qui passe. Prendre conscience qu’il est inutile ne nous inquiéter, qu’il est inutile de craindre pour notre avenir, il est inutile de nous en faire pour les uns, pour les autres. Il est inutile de rester dans ces comportements. Nous avons la capacité de transformer notre vie dès maintenant et de l’adapter aux nouvelles normes énergétiques. Nous avons ce travail en profondeur à faire, celui de lâcher, de laisser partir, de perdre toute forme de contrôle et vraiment vivre en toute liberté et avec le plus de plaisir possible la joie d’exister maintenant, et de développer notre confiance en la vie.

L’énergie dégagée par la joie de vivre, la joie d’exister est tellement puissante qu’elle peut débloquer pour nous, les peurs et résistances sans que nous ayons à nous préoccuper de changer certains de nos comportements. Le fait de revenir, consciemment, à vivre en toute quiétude, dans le calme et la sérénité, l’instant qui passe dans la joie d’exister, la joie de savoir que nous travaillons ensemble, que nous partageons, que nous nous aidons, que nous nous entraidons les uns les autres, fera une grande différence dans notre vie sur la planète terre. Simplement vivre dans l’instant présent, dans la joie d’exister. Pratiquer consciemment la joie d’être en vie, d’exister et faire confiance que tout est parfait, que le Plan divin est parfait.

Nous devons rester bien calmes sans nous soucier de ce qui se passe mondialement. Il y a des personnes qui de devront s’occuper de ce qui se passe mondialement, il y a des personnes qui s’occuperont de l’écologie, de la famine, de la circulation du pétrole, de toutes les conditions politiques ou matériels, il y a des personnes qui sont accréditées pour faire ce travail. Nous, notre travail, c’est de faire parti de l’égrégore de la forme pensée d’une paix sur la terre, de participer à la paix et la sérénité sur terre par nos actions, nos vibrations, par nos pensées, par notre rayonnement.

Tous les jours, prenons le temps d’être vraiment centrés sur la lumière, sur la paix, sur la joie de participer au plan parfait, durant cette journée qui nous est donné, durant la nuit qui nous est donnée pour nous reposer, durant les heures que nous avons à vivre sur la terre tel que nous sommes.

Le plan est parfait. Nous devons passer à travers certaines transformations, certains changements que nous ne pouvons pas éviter. Mais nous pouvons éviter la peur. Tout ce que nous avons à faire est de commencer à pratiquer l’instant présent, le plaisir de vivre dans cet instant et la gratitude de dire merci pour tout ce que nous avons.

Ce n’est pas en nous inquiétant pour le tiers monde, ce n’est pas en nous inquiétant pour l’un ou pour l’autre que nous allons aider à la paix.

Alors, prenons conscience que nous avons la capacité d’agrandir l’égrégore positif sur la terre, d’agrandir cette forme pensée de lumière, de paix, de joie d’exister. Nous avons la possibilité de participer activement à la paix sur terre. N’attendons pas que 2012 soit rendue, mais commençons dès maintenant à participer à la paix en nous réjouissant de l’instant présent.

La joie n’a pas de cause.

Des émotions nous traversent à chaque instant, causées ou réveillées par des événements du monde. Certaines sont agréables, elles nous donnent de la joie, d’autres désagréables et nous donnent de la tristesse. La tendance naturelle est bien sûr de préférer les premières. Or c’est là le plus subtil des pièges. Car mon apport au monde se réduit alors à deux pauvres critères : j’aime, je n’aime pas. Si je n’aime pas, je suis malheureux. Mais si j’aime, je ne suis pas heureux pour autant car je suis inquiet de perdre. Perpétuellement tendu vers ce que j’aime et raidi contre ce que je n’aime pas, je ne suis jamais détendu ni à l’aise. À préférer la joie à la tristesse, je ne suis jamais véritablement dans la joie. En outre, à perpétuellement chercher dans le monde des causes de joie et à fuir les causes de tristesse, je finis par ne plus regarder le réel qu’en fonction de cette opposition. Or le monde est infiniment plus riche que ce regard qui l’enferme dans la dualité du : j’aime, je n’aime pas.

Qui n’a pas vécu une fois dans sa vie un instant privilégié où soudain, sans raison apparente, l’être tout entier est envahi par une félicité sans limite ? Je ne cherche rien, je ne veux rien provoquer, je suis, durant quelques secondes, pur accueil de ce qui se donne et la joie est là !

Pourquoi perd-on la joie à chercher des causes de joie ? Parce que la joie n’a pas de causes ! Elle survient précisément lorsque je cesse de regarder le réel selon le critère de ce qui va me causer les émotions agréables ou désagréables. La joie naît d’un regard sans critères, sans préférence : un regard vierge, innocent. Un rapport au monde qui laisse être les choses.

La joie n’est pas le fruit d’une recherche mentale.

Quitter un système de différences binaire, j’aime, je n’aime pas, c’est entrer dans la richesse infinie des différences du monde. Regarder le réel selon le seul critère de ma préférence l’appauvrit considérablement : je ne vois plus ce qui est, mais je sélectionne dans le réel cela qui peut me faire du bien ou du mal. Je crois m’intéresser au monde, car j’ai des préférences, mais en préférant je me rends indifférent à ce qui n’entre pas dans cette indigente dualité : agréable ou désagréable. Le reste n’est pas regardé, le reste m’échappe.

Qu’est-ce que regarder vraiment ?
C’est s’ouvrir au réel sans schéma. Donc sans préférence. Alors le monde dans sa richesse peut commencer à m’apparaître. Contempler un paysage, toucher un arbre, jouer avec un enfant : c’est lorsque je n’attends rien que tout peut m’être donné. Dès que je lâche mes préférences, je m’oublie moi-même. Car ce que j’appelle « moi », mon égo, n’est autre qu’un système de préférence sophistiqué, un mécanisme d’opposition binaire où j’enferme le réel et les autres, et dont je suis prisonnier.

Au-delà de l’opposition joie/tristesse, au-delà de la dualité « j’aime/je n’aime pas » existent une joie et un amour sans cause ni contraire.

Au-delà du moi, il y a le « Je suis ».
Et dans cette conscience du « Je suis »,
Il y a la joie.
La joie sans raison,
La joie permanente,
La joie incommensurable.

Retour aux résumés  Pour impression

Transition| Santé | Science | Pensées | Méditation | Ascension | Conférences | Conscientisation | Cancer | Amour | 1987-2012
Divers | Les nouvelles | Liens utiles | Le supramental | Le Nouvel-Âge | Une nouvelle réalité | Une nouvelle dimension